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« Paris à l’infini » au Théâtre de la Contrescarpe

Paris à l'infini
Copyright Franck Harscouet

Une déclaration d’amour à Paris

Vous avez jusqu’au 15 septembre pour découvrir au Théâtre de la Contrescarpe, la parenthèse chantée et enchantée Paris à l’infini. Un duo de charme, en voix et accordéon, qui donne le ton et l’envie de redécouvrir Paris autrement.

Un banc. Un lampadaire. Et rien d’autre. Rien d’autre qu’un duo, d’abord de dos, qui chante, accompagné par quelques notes d’accordéon, le Tourbillon de la vie de Jeanne Moreau. Ce sont deux âmes errantes, qui n’en finissent plus de s’aimer, de se séparer et de se retrouver, décennie après décennie et toujours dans les rues de Paris. Ils changent de prénom, d’apparence, mais aimantés l’un à l’autre. Deux âmes soeurs qui n’ont de cesse de se courir après, de retrouver dans des vies antérieures les bribes de leurs amours passées, au gré de chansons tantôt grivoises (Colette Renard, Marie-Paule Belle…), tantôt tragiques (Sylvie Vartan, Pierre Perret, Les Rita Mitsouko). Mais toujours sous le prisme de l’amour.

Copyright Franck Harscouet

Une double histoire d’amour en fait, puisqu’en plus de celle des deux protagonistes, c’est aussi celle qu’ils livrent à Paris tout entière. « Paris, je t’aime », crient-ils. Et chantent-ils, en évitant les clichés et toutes les chansons connues autour de Paris entendues mille fois. Il y a du Piaf, du Brel, du Alamo, mais aussi du Sia, du Pharell Williams, du Cabrel et la comédie musicale Grease. Un joyeux mélange qui sert le propos de cette double histoire d’amour parfois à sens unique. Le seul but : retrouver la mémoire des premiers jours, comprendre pourquoi cela n’a pas marché la première fois et tenter de réparer ce qui peut encore l’être.

Copyright Franck Harscouet

Pour ce faire, pour que ce spectacle puisse fonctionner, il faut une mise en scène fluide (Valérie Masset livre ici un travail d’orfèvre) et un duo solide et irréprochable. Les deux amants sont ici incarnés par Caryn Trinca au charisme de feu, à la voix d’or et par Sébastien Debard, accordéoniste hors pair à la renommée internationale. Tous deux mettent leur bouillonnante carrière entre parenthèses, le temps d’un spectacle enchanté et enchanteur, ode musicale à l’amour et à Paris. Comme si, de toute évidence, les deux étaient indissociables…

Paris à l’infini jusqu’au 15 septembre. Les samedis et dimanche à 18h30, les lundis à 21h30.

Théâtre de la Contrescarpe, 5 rue Blainville 75005 Paris.

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