Journal d’un vieux confiné… Jour 4

En cette période de confinement, mon ami Rodolphe Trouilleux, qui vient de rejoindre le blog vous fait part d’un journal imaginaire : « Journal d’un vieux confiné  »  Historien, auteur de nouvelles, conférencier, rédacteur au Journal Le Chat Noir, on me présente souvent comme le spécialiste de Paris secret et insolite, rappelant en cela mon livre éponyme. C’est un peu vrai mais Paris dans son ensemble me passionne depuis toujours. La ville d’hier et d’aujourd’hui, ses multiples histoires et faits divers occupent mon quotidien. Incorrigible piéton, je parcours les rues parisiennes en tous sens, et mes découvertes sont nombreuses. Qu’elles soient théâtrales, littéraires, gastronomiques, etc, les surprises sont souvent au rendez-vous et c’est un plaisir de les partager.

 

Quatrième jour de confinerie

C’est loupé, on n’ira pas aux courses aujourd’hui, même que Maman elle a de la peine parce qu’elle peut pas voir sa meilleure copine. Sa meilleure copine, c’est son prof de yoga à la con, un gars qu’aime pas les filles et qu’est vraiment doué pour la pâtisserie. Quand je l’ai vu la première fois chez nous, ce beau mec, avec son tablier de cuisine et les mains pleines de farine, je me suis vraiment demandé ce qui se passait. Lui m’a regardé, et puis m’a tendu ma main avec un grand sourire en me disant « faut drainer tout ça ». Le « tout ça » c’étaient mes kilos en trop. Du toc au tac je lui ai répondu que s’il fallait drainer sa connerie à lui ça serait un sacré boulot. Le pire c’est que ça l’a fait marrer. Jacky c’est son prénom, mais tout le monde l’appelle Kiki. 

Il est devenu un de mes meilleurs potes. Un jour qu’il était venu pour faire des tartes et que la Divine était en retard, je lui offert une bière et j’en ai bu une autre, et ainsi de suite avec le paque complet. On a commencé à se parler, dans tous les sens et à se raconter nos vies. 

Et dans le genre la rengaine du malheur, il a tout connu, des saloperies, des j’en passe et des pires. Il s’est mis à pleurer et comme je suis un sensible aussi, j’ai chialé avec lui…

Et c’est dans cet état là que Maman nous a trouvés, assis côte à côte sur le canapé du salon. 

Depuis le Kiki il a ses entrées ici comme chez lui, et sa pâtisserie elle est pas prête de lâcher mes bourrelets. Il n’empêche qu’avec la confinerie le kiki il est plus que sur l’écran avec le machin de Skip. Moi l’internet j’aime pas, j’avais déjà du mal avec le minitel, alors le truc en plus compliqué c’est pas pour moi. 

Et j’ai pas que ça à faire de causer dans la boîte en plastique, moi, j’ai mes boutanches à trier et pis faut que je ressorte les vieilles maquettes que j’ai pas fini, du genre le bateau de l’autre qu’à trouvé l’Amérique, machin de la colombe. Pour l’instant c’est plutôt qu’une barque, y’a des tas de truc à coller dans tous les sens, c’est compliqué mais j’aime ça. 

Ya quelque chose que je comprends pas, c’est où qu’elle est passée la grande boîte blanche de la cave que j’ai remonté hier ? J’en ai causé à Maman, qui m’a répondu dans le genre à moitié. Doit y avoir anguille sous roche là-dessous… J’insiste pas, c’est tendu en ce moment bicause la confinerie et ses machins et en plus j’ai remarqué qu’en ce moment elle se bourre de cornichons, c’est pas bon signe. 

Mais bon, on verra demain. 

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Historien, auteur de nouvelles, conférencier, rédacteur au Journal Le Chat Noir, on me présente souvent comme le spécialiste de Paris secret et insolite, rappelant en cela mon livre éponyme. C’est un peu vrai mais Paris dans son ensemble me passionne depuis toujours. La ville d’hier et d’aujourd’hui, ses multiples histoires et faits divers occupent mon quotidien. Incorrigible piéton, je parcours les rues parisiennes en tous sens, et mes découvertes sont nombreuses. Qu’elles soient théâtrales, littéraires, gastronomiques, les surprises sont souvent au rendez-vous, et c’est un plaisir de les partager.

Un commentaire sur « Journal d’un vieux confiné… Jour 4 »

  1. Journal imaginaire..;non mais sans blague il nous prend pour des loufs le mec Trouilleux. Ses mecs et ses gonzesses bordel ( non je dis pas bordel à cul, un chouilla !( chou ja ou ah et pis cha va comme çà , d’élégance dans ces temps de merderie corronnarienne-que pourra) donc ses rucs c’est pas de l’imaginaire c’est du vécu!
    Par ailleurs va voir si j’y suis, il ment des fois le mec. Dans son délire du cinquième jour sur la croix..;il dit qu’à l’hosto où son palpitant l’avait expédié ventriculu ventriculari, on l’a soigné  » et caliné comme un milliardaire ah lezz con, ah le menteur..;pas  » comme » mais « parce qu’il EST milliardaire…nr serait-ce que par ses boutanches dans son bureau préféré / sa cave. Et pis c’est pas maman qui me contradira j’en faous mon zob au feu.

    Bon enfin un conseil mec continue à écrire mais ne sors PLUS
    salut et congratulités.

    michel duplaix

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