LES COUPS DE COEUR DU COMÉDIEN JÉRÔME ANGER

Copyright Carlotta Forsberg

Le comédien Jérôme Anger est actuellement à l’affiche de la série Jugée coupable sur France 3, aux côtés notamment d’Alexis Loret. On a pu le découvrir dernièrement dans les séries La Vie devant elles, Clem et Le juge est une femme, ainsi qu’au théâtre. En attendant de le retrouver sur scène ou sur le petit écran, il a bien voulu nous confier ses coups de coeur.

Un album ?

En ce moment, j’écoute beaucoup Grand prix, de Benjamin Biolay. Je ne connaissais pas vraiment et je viens de découvrir cet artiste. L’album est magnifique. Quand j’étais jeune, j’étais marqué par des chansons de Led Zeppelin, Elton John, David Bowie… J’aime énormément aussi la musique italienne. L’Italie m’a beaucoup bercé dans ma jeunesse et toujours actuellement, je ne sais pas pourquoi, d’autant que je n’ai aucune racine italienne. J’ai maintenant cinq enfants dont trois sont franco-italiens, donc je suis très influencé par la culture latine.

Une chanson ?

Il y a une chanson que j’adore qui s’appelle Merci, de Jeanne Cherhal, car je trouve qu’on ne dit pas assez merci dans la vie. Sinon, j’aime aussi beaucoup La Lune et le Soleil, de Bonnie Banane, les chansons de Brunori Sas, un artiste italien actuel dont j’aime le travail. J’ai des goûts très éclectiques car je suis d’un naturel très curieux, capable d’aimer tout et son contraire.

Un clip ?

J’ai beaucoup aimé le clip Malinconia d’Ottobre de Lucio Dalla, avec une image filmée redessinée, une sorte de dessin animé poétique. C’est vraiment beau.

Un film ?

Comme je suis très marqué par l’Italie, j’aime énormément La Grande guerre avec Vittorio Gassman, une comédie dramatique italienne absolument magnifique sur l’absurdité de faire la guerre, à la fois drôle et émouvant. Il y a aussi Parfum de femme. J’ai eu la chance de travailler avec Vittorio Gassman. Il fait partie des acteurs qui ont bercé ma jeunesse et m’a donné envie de faire ce métier.

Totalement différent, il y a le film Sixième Sens avec Bruce Willis, un tel choc que je n’ai pas pu sortir de la salle.

Une série ?

After life, avec Ricky Gervais dont je suis fan. Dernièrement, j’ai découvert The White Lotus. Et puis des classiques comme Deadwood, Peaky Blinders, Fargo dont j’avais aussi adoré le film initial, Gomorra, Westworld au scénario si intelligent. Et il y a la série turque Bir Baskadir sur Netflix qui est absolument magnifique, ainsi que la série anglo-japonaise Giri/Haji.

Mais la série hors concours pour moi, au-dessus du lot et dans un domaine difficile, c’est la série humoristique Arrested Development.

Un photographe ?

J’adore le travail de Rodolphe Sebbah, un ami à moi. Il prend des clichés des gens dans la rue avec une sorte de tendresse ironique et il y a des photos de lui qui sont d’une subtilité rare, avec beaucoup d’émotion.

Une exposition ?

Récemment, je suis allé à la Bourse du Commerce. Il y avait des choses magnifiques et d’autres moins intéressantes. Et j’ai aussi visité le musée Giverny cet été, ce genre d’endroit dont on parle tout le temps sans oser y aller. Et c’était agréable, bucolique, aux jardins sublimes. Un moment hors du temps, un bel après-midi. J’ai aussi fait la section égyptienne du Louvre dans laquelle je voulais aller depuis très longtemps.

Un spectacle ?

Dernièrement, j’ai vu Le Petit coiffeur de Jean-Philippe Daguerre que j’ai trouvé très beau, ainsi que La Maison du loup de Benoît Solès et mis en scène par Tristan Petitgirard.

J’aimerais aussi parler de La Vie est un songe de Pedro Calderon de la Barca, spectacle dans lequel j’ai joué et qui était monté par Christophe Lidon.

Un roman ?

Il y a Les Furtifs d’Alain Damasio qui parle d’une société futuriste dominée par de grandes société et ultra surveillée.

Je peux citer aussi Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, qui écrit en parallèle des scénarios pour des jeux vidéo. Il y a un côté grande épopée dans ce roman truculent, avec un personnage principal qui n’a aucune moralité. C’est festif, jouissif, plein d’aventures et de rebondissements.

Et je ne peux pas ne pas citer ce roman italien, L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante, avec la vision de la société italienne des années 50/60/70. Il y a tellement d’autres aussi comme Belle du Seigneur d’Albert Cohen. Souvent, je ne garde pas en souvenir le livre lui-même, mais le ressenti que j’ai eu pendant la lecture.

Une bande dessinée ?

J’adore la bande dessinée en général, mais aussi tout particulièrement Hugo Pratt dont j’aime le trait simple, suggéré et mystérieux, ainsi que l’univers. Corto Maltese me parle énormément.

Un plat préféré ?

Je suis un très mauvais cuisinier. Quand je fais à manger à mes enfants, je sais qu’ils m’aiment car ils me disent que ce que je fais est bon. Ils me mentent joliment. Mais j’aime des plats simples, comme les pâtes, le pot-au-feu, le risotto…

Une activité sportive ?

Je fais de la boxe cardio. C’est intense et ça me fait du bien. J’ai longtemps couru et nagé par le passé. Et à regarder, j’adore le rugby que j’ai aussi pratiqué fut un temps.

Une maxime dans la vie ?

J’aime beaucoup cette maxime japonaise : « On commence à vieillir lorsque l’on perd sa curiosité ». Je trouve ça vrai. Je suis très curieux de tout par nature. Et je tiens beaucoup à ce proverbe arabe que je peux retranscrire par « Le courageux ne raccourcit pas sa vie, le peureux ne la rallonge pas ». C’est magnifique. Et une que je déteste par-dessus tout, c’est « La curiosité est un vilain défaut », qui est dite par des gens qui veulent vous dominer ou vous restreindre. La curiosité, c’est ce qui fait avancer le monde et la société. Sans curiosité on ne peut pas avancer. C’est très important d’accepter de ne pas comprendre. « Celui qui cherche à tout comprendre, finit par mourir en colère », dit d’ailleurs très justement un proverbe arabe.

Votre actualité ?

Il y a bien entendu la série Jugée Coupable, actuellement à l’écran sur France 3. Je vais aussi reprendre la tournée de la pièce Des plans sur la comète à partir du mois de septembre. Je suis également en train d’écrire un spectacle pour moi. Et j’ai aussi une petite boîte de production et avec cette dernière, je suis en train de produire un film de cinéma. Je reste éclectique jusqu’au bout !

Merci Jérôme !

Publié par

Journaliste de formation et amoureux de Paris, J’ai écrit pour différentes publications à gros tirage (Questions de femmes, Le Républicain Lorrain, Carrefour savoirs, Aux petits oignons…) et pour des sites culturels (Evene.fr, Grand-Ecart.fr…). Pour Fille de Paname, je rédige articles et interviews essentiellement dirigés vers la culture. julien@filledepaname.com

Un commentaire sur « LES COUPS DE COEUR DU COMÉDIEN JÉRÔME ANGER »

Laisser un commentaire Annuler la réponse.