Depuis la publication de notre article, ce spectacle a été prolongé à la Divine Comédie. Vous pourrez retrouver les détails pratiques en fin d’article.
Si vous vous promenez à Montmartre lundi soir, poussez la porte du Théâtre Montmartre Galabru, dont la salle, transformée en bonbonnière, accueille la Barbara (Cartland) de la Butte. Réchauffé.e des frimas, vous y assisterez à la naissance du 548ème roman de Madame Rosemary Lovelace. Dépêchez-vous, c’est jusqu’au 18 décembre !
Ce roman est écrit à quatre mains : les deux de Rosemary qui tapent sur sa machine et celles de Thérèse, son assistante-soubrette qui tapent sur les touches de son piano. Toutes deux donneront vie en chant, musique et danse, aux aventures de leur héroïne Monique. Un tantinet oie blanche et ingénue, comme toutes Les jeunes filles de Bonne Famille, dont le credo est Je voudrais un mari, elle apprendra la vie au gré de ses aventures cornaquées par sa sœur plus aventureuse et libérée, que l’on rencontre à travers la chanson Ma soeur fait ça dans l’ascenseur.
Si les journées sont trop courtes, ce très joli duo dont la complicité transparaît au long de l’intrigue est en réalité un quintette. Marie Charlet y incarne Rosemary, ainsi que le père de l’héroïne de son roman, sans oublier l’héroïne Monique elle-même. Anne Cadilhac interprète aussi bien Thérèse que la mère de Monique. Son accompagnement en live des chansons nous plonge dans le répertoire des années 1920-1930 essentiellement, qui est très fin dans ses doubles sens. Les titres en gras et italique de cet article font partie des chansons interprétées par Rosemary. Certaines chansons ont été réécrites en partie
Ce spectacle musical est mutin et facétieux. Son rythme est très enlevé. Tout y est fluide et s’enchaîne à merveille. A travers Dans les magasins, Nous y parcourons Paris, entre les lumières des grands magasins par la chanson les poudriers des boudoirs et un humour omniprésent, qui repose sur des décalages dedans-dehors. Monique souhaite finalement se marier. Je cherche un millionaire de Mistinguett aux paroles en partie réécrites. Loin de Paris, place à la vie de château pour Rosemary, qui a épousé Victor. Mais pas la tranquillité ne se trouve pas toujours où l’on pense l’atteindre. Totor t’as tort de Georges Milton (1932) ne tarde pas à résonner.
La complicité des deux comédiennes rejaillit dans celle qu’elles entretiennent avec le public qui contribue à écrire le chapitre final.
Nous sommes enchantées que Rosemary fasse cela devant tout le monde car ce moment partagé est exquis. Nous reprenons en cœur : Rosemary « La vieille rose » a toujours du piquant !
« Rosemary lovelace fait ca devant tout le monde » à la Divine Comédie
Le lundi soir à 19h30 jusqu’au 29 avril 2024
2 rue Saulnier, 75009 Paris

(Partenariat => J’ai été invité mais ça ne change rien, j’ai vraiment adoré puisque je fais l’article à la suite :)




