Ce spectacle musical en rouge et noir de Claude Whipple (à la guitare et au chant) pourrait être intitulé Rock Around The Clock. Vous y parcourrez en effet 70 ans de l’histoire du rock n’ roll en 1h15. Les quatre compères, comme les quatre Beatles, se démènent sur scène. Nicolas Liesnard est à la guitare, au clavier et aux chœurs. Vincent Benoist à la basse et aux chœurs et Romain Piot à la batterie et aux chœurs.
Dans une mise en scène d’Olivier Prou, ils interagissent avec le personnage de Robertson dont des avatars incarnent les styles et le mode d’expression verbal de courants de l’histoire du rock tels que les années 50, le début et la fin des Sixties, les mouvements Punk, Hard Rock, Heavy Metal et Rock Moderne. Figure du rock sur scène dès ses seize ans, Robbie Robertson est un artiste protéiforme canadien ayant participé à différentes commémorations de l’histoire du rock.
En tant que star du rock, j’ai deux instincts, je veux m’amuser et je veux changer le monde. J’ai la chance de faire les deux. Bono (U2)
Celles et ceux qui pensent que le rock serait UN style se trompent. Le rock, aux rythmes frappés tels ceux d’une pierre qui roule, ancre ses racines dans la country et le blues. Depuis Me And The Devil chanté par Robert Johnson en 1938 jusqu’à Locked Out Of Heaven par Bruno Mars en 2012, des mondes très divers défilent au long de l’Histoire qui voit se succéder ces genres musicaux. Bien loin des chants d’esclaves afro-américains dans les champs de coton, voici dans les années 50 l’apogée du rock n’roll. La télévision apparaît doucement dans les foyers et la jeunesse danse sur Jailhouse Rock d’Elvis Presley (1957) et Johnny B Goode de Chuck Berry (1957). A l’image de Bob Dylan qui alterne ballades et rock agressif, arrivent des groupes un peu moins policés comme les Rolling Stones. Fumigènes, effets pyrotechniques et actuellement vidéo-mapping…, les salles s’équipent d’effets spéciaux de plus en plus spectaculaires. A côté du son qui se fait plus métallique et rocailleux à partir d’Iron Man de Black Sabbath (1975) ou de Back In Black de AC/DC(1980), de plus douces mélodies ont du succès, telle Purple Rain de Prince (1984). Les influences de styles comme le reggae sont également évoqués.
L’on note chez Claude Whipple un soin particulier dans le travail des voix des différents chanteurs qu’il interprète. Les très beaux jeux de lumière de Mathieu Le Parc enflamment le public.
Au programme, flashbacks et émotions devant une salle comble. Le public familial est composé de papy-boomers accompagnés de leurs petits-enfants. Les premiers sont fiers de partager ces airs dont ils sont pour certains allés entendre les auteurs et interprètes originaux.
Voici un bon spectacle pour un public intergénérationnel. Les amateurs éclairés pourront apprécier le niveau des musiciens et ceux qui souhaitent découvrir la richesse du rock dans ses différents styles y trouveront leur compte.
BOBINO 14-20, rue de la Gaîté – 75014 Paris – Métro : Gaîté (ligne 13) • Edgar Quinet (ligne 6)
Les dimanches à 15h
Tarifs : de 23 € à 42 €

(Partenariat=> Nous avons été invitées mais ça ne change rien, nous avons vraiment adoré puisque nous faisons l’article à la suite :)




