« MUSIC HALL COLETTE » AU THEATRE TRISTAN BERNARD

C’est un spectacle incroyablement « danse » et léger à la fois, 1h15 de beauté avec l’occasion de réfléchir et de se divertir. Les thèmes de la rencontre et de la liberté sont servis par l’écriture d’Alexandre Zambeaux et Cléo Sénia, qui interprète remarquablement Colette dans ce seule-en-scène, mais aussi elle-même, ainsi que d’autres personnages de l’entourage de l’écrivaine. Véritable chant à la liberté et à la sensualité, l’écriture de Colette convoque odeurs, sons et images dans un hymne à la vie.

Une rencontre. Ce spectacle semble être parfaitement à l’image de Colette, tout comme il exhale des multiples talents et personnalités qui y participent.

Ce bijou de spectacle, qui fait fi des barrières du temps, nous conte l’histoire de la rencontre de deux femmes aux talents multiples : Colette et Cléo Sénia, interprète à la présence étonnante de vérité. Cléo Sénia a travaillé finement les expressions et le langage de l’artiste.

Les costumes d’Alice Touvet sont à l’image de la créativité aussi bien des personnalités riches de Colette que de Cléo.

Cléo-Colette a une complicité naturelle avec le public. Si ce dernier apprécie vivement le spectacle, certains ont le bonheur d’y participer directement.

Crédit Julien Piffaut

Elle alterne entre l’interprétation d’elle-même et de Colette en première partie de spectacle, comme pour mieux nous présenter la femme de lettres et danseuse.

Ode à la liberté. Ce spectacle permet d’aborder des thématiques telles qu’être femme et la rencontre vraie avec une personne, sans chercher à la transformer au goût du jour, à ce qui est sensé se dire ou non sur nos scènes ou nos plateaux polissés.

Les chansons sont de l’époque de Colette, telle Claudine, qui fut son premier succès, mais aussi de la nôtre. Le spectacle en lui-même chante la liberté et interroge le fait d’être femme. Dans un monde d’hommes aux époques de Colette, qui a connu les deux guerres mondiales, mais aussi à la nôtre.

Crédit Julien Piffaut

A l’image du tableau superbe de sa danse mi-homme mi-femme, mi-habillée, mi-nue, Colette, tour-à-tour bourreau de travail, polissonne et sublime, brouille les pistes et apparaît dans toute sa complexité. Certaines de ses paroles en surprendront plus d’un.e. Cléo Sénia embrasse Colette dans toute la beauté de sa personne, sans en renier les aspérités. La rencontre de Cléo et Colette en est d’autant plus intense et se transmet avec bonheur au public.

Des talents conjugués en créativité sublime. La mise en scène de Léna Bréban mélange tous les genres, les époques, dans une logique et une unité certaines par certains rappels.

Ainsi l’écran-rideau de scène de franges blanches, qui se transforme en écran de projection et ne sera jamais totalement absent. Le public découvrira comment l’accent bourguignon se fera en quelque sorte écrin de la vie de l’artiste.

Vidéo, vidéo-mapping permettent des jeux entre l’artiste et son image. Dans ce spectacle, des éléments de décor matérialisent la présence de membres de la famille de Colette, que Cléo interprète avec humour et gravité.

Cléo nous étonne par son interprétation théâtrale, comique, tragique, mais aussi par ses danses. Cabaret, danse orientale ou un mystérieux et poétique tableau de danse aux miroirs, alors que les bombes fusent non loin.

Crédit Julien Piffaut

Au Théâtre Tristan Bernard, 64 rue du Rocher 75008 Paris
Les jeudi, vendredi et samedi à 19h00.

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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