Le comédien Patrick Mons est actuellement à l’affiche du très physique seul en scène La Solitude du coureur de fond. Pendant plus d’une heure, il reprend ce texte d’Alan Silitoe, notamment en courant sur place. Une performance à couper le souffle. Entre deux représentations, il a bien voulu nous confier quelques-uns de ses coups de cœur.
Un album de musique ?
Hombre et lumières. Nougaro en plein air, pour tout : l’ambiance, la Garonne, Toulouse, une nuit pleine de magie et d’étoiles, un concert qui clôt une longue tournée et donc des musiciens fraternels et à l’unisson comme jamais !
Une chanson ?
L’embellie, de Jean Ferrat, pour la lumière des mots et la désarmante sincérité.
Un clip ?
Le clip Les beaux yeux de Laure, d’Alain Chamfort quand il s’est fait virer de sa maison de disque et qu’il faisait défiler des cartons racontant sa déconvenue.
Un film ?
Forrest Gump, pour la séquence où le jeune garçon fait voler ses attelles en éclats et… s’envole !
Une série ?
Je ne regarde aucune série. C’est mon côté réfractaire et têtu qui refuse d’être happé par une chronologie répétitive.
Un documentaire ?
Les rêves dansants, sur les pas de Pina Bausch, de Win Wenders. Un documentaire qui propulse au cœur de la danse et du génie de Pina Bausch. La rencontre entre la danse et le cinéma se réinvente sans cesse au long des images.
Un roman ?
L’art de la joie, de Goliarda Sapienza pour le style unique, le culot phénoménal, la liberté, la transgression, l’histoire, le roman d’une vie et un certain absolu.
Une bande dessinée ?
Je n’en lis quasiment pas, j’ai du mal avec le mélange de l’image et de l’écrit. J’aimais bien Gottlieb, son ton, sa dérision « anarchique ».
Une exposition ?
The train, expo de Paul Fusco qui trois jours après l’assassinat de Robert F. Kennedy, prend place à bord du train funéraire qui conduit la dépouille de New York à Washington. Paul Fusco photographie les gens qui spontanément se placent sur le parcours du train pour délivrer un dernier hommage. Portrait de l’émotion d’un peuple avec un point de vue incroyablement touchant.
Un photographe ?
Raymond Depardon, photographe de la solitude et des temps morts, dont les clichés ne sont jamais figés et n’en finissent pas de raconter l’histoire en profondeur.
Un spectacle ?
Mère Courage et ses enfants de Brecht, vu adolescent à l’Odéon et qui m’a convaincu que le théâtre était une épopée.
Une recette de cuisine ?
La truffade, spécialité auvergnate à base de tome de Cantal et de pommes de terre. Aussi simple que bon.
Une activité sportive ?
La course à pied, of course, et l’endurance en général, y compris à vélo, pour la liberté et l’autonomie que le corps y gagne.
Une citation ?
« Deviens ce que tu es ! »
Une maxime dans la vie ?
« Avance ! »
Votre actualité ?
La solitude du coureur de fond au Funambule de Montmartre jusqu’au 10 novembre.
Merci Patrick !






