« ET A LA FIN, ILS MEURENT » À LA MANUFACTURE DES ABBESSES

Oubliez les contes de fées édulcorés de votre enfance : « Et à la fin, ils meurent » dynamite les récits traditionnels et en révèle la part d’ombre, dans une comédie aussi mordante que jubilatoire. Adaptée de la bande dessinée de Lou Lubie, la pièce adaptée et mise en scène par Antoine Brin vous instruira aura qu’elle vous divertira.

À l’image de la BD dont le spectacle est issu La mise en scène est très rythmée et inventive. Les comédiens évoluent parmi un décor composé d’un donjon, d’un portail de château et d’un arbre. Certains détails cocasses attireront votre regard avant qu’ils ne prennent sens sous vos yeux avec la progression du spectacle. Du XVIIème siècle à Disney et à nos jours, les références se croisent avec humour et décalages. Croiser Polochon et visiter les fonds marins sera donc tout à fait normal. Tout comme voir Britney Spears surgir sur scène.

Crédit Sabrina Moguez

Des comédiens espiègles Sur scène, Pierre-André Ballande, Virgile Daudet, Clara Leduc (ou Eugénie Gendron selon les soirs) et Leïla Moguez incarnent une multitude de personnages avec une énergie communicative. Tour à tour prince charmant, demoiselle en détresse, grand-mère nostalgique, loup affamé ou chien qui parle, ils multiplient les rôles et les registres. Leur plaisir à jouer est évident, les variations de ton et de rythme permettent des prises de conscience ludiques. Les quatre comédiens qui jouent avec un plaisir communicatif s’emparent du plateau. Ils livrent à travers leurs sketchs un florilège d’histoires revisitées, ponctuées d’anachronismes, de références pop et de punchlines acérées. Clara Leduc est réjouissante aussi bien en bonne fée qu’une fois qu’elle a tombé les lunettes en cœur pour prendre sa révolte. A la croisée de l’humour noir, de l’irrévérence et d’une réflexion sur l’héritage culturel des contes, c’est l’occasion de questionner leur influence sur notre société contemporaine.

Crédit Sabrina Moguez

Un spectacle qui dessille les yeux Derrière son apparente légèreté, le spectacle s’attaque frontalement à la face cachée des contes populaires. Ici, pas de filtres : amputations, meurtres, cannibalisme, adultères et autres réjouissances, tout ce que les versions originales de Perrault, Grimm ou Andersen contenaient de plus cru est mis en lumière, loin des adaptations aseptisées pour enfants. Vous ne connaissiez sans doute pas avant de venir le Napolitain Giambattista Basile et ses contes sanguinolents tels La vieille écorchée. Mais la battle entre Grimm et Perrault au sujet de Barbe bleue pourrait vous surprendre plus que vous ne l’auriez pensé.

Crédit Sabrina Moguez

Et à la fin, ils meurent Jusqu’au samedi 24 mai 2025

Manufacture des Abbesses, 7 rue Véron, 75018 Paris

Du mercredi au samedi à 19h

Durée 1h10

Réservations au 01 42 33 42 03 ou sur le site du théâtre.

(Partenariat=> Nous avons été invitées mais ça ne change rien, nous avons vraiment adoré puisque nous faisons l’article à la suite :)

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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