


Un musée sauvage et haut en couleurs : le Zoo Art Show s’installe à Paris
Un immeuble brut de béton en plein cœur de La Défense, transformé de fond en comble par des dizaines d’artistes urbains. Des fresques monumentales sur les murs, des escaliers recouverts de tags, un bar au sommet…
Le Zoo Art Show débarque à Paris avec un projet immersif XXL et redonne vie à cinq étages d’un bâtiment désaffecté.
Après plusieurs éditions remarquées à Lyon, le collectif à l’origine du projet pose ses bombes, ses pinceaux et ses idées dans la capitale. Une plongée directe dans l’univers du graffiti et des cultures urbaines, sans filtre.
Un début de parcours intrigant
Dès l’entrée, une silhouette masquée attire les regards : le Panda, figure énigmatique et récurrente du Zoo Art Show, était présent ce soir-là. Silencieux, impassible, il déambulait entre les visiteurs comme un gardien symbolique des lieux. À mi-chemin entre performeur, mascotte et esprit du graff, il donne le ton : ici, tout est vivant, mouvant, à la frontière entre art et happening.
Pourquoi “Zoo Art Show” ? Une métaphore assumée
Le nom peut surprendre, mais il est porteur de sens. “Zoo Art Show” évoque à la fois l’énergie brute de la création urbaine et le regard que la société porte sur ceux qui la pratiquent.
Le graffeur, longtemps perçu comme un marginal ou un fauteur de trouble, est ici replacé au cœur de l’espace. Les animaux, comme le Panda ou ceux présents dans certaines fresques incarnent cette liberté instinctive, ce besoin de marquer le territoire, de s’exprimer coûte que coûte.
Dans ce “zoo” inversé, ce ne sont pas les artistes que l’on observe comme des bêtes curieuses, mais leurs mondes intérieurs que l’on explore, étage après étage.



Une plongée totale dans le graff contemporain
Le graffiti, né dans les années 70 sur les rames du métro new-yorkais, est devenu une forme d’art à part entière. Il est à la fois revendication, poésie, mémoire, terrain de jeu, archive vivante des rues.
Chaque niveau du bâtiment propose une ambiance propre : des couloirs saturés de couleurs vives, des pièces plongées dans la lumière noire, des escaliers transformés en vortex visuel. On ne visite pas un musée : on se laisse traverser par une succession d’univers.
Des œuvres signées VES.TA, Seth, Chanoir, Le Chat…
Le casting réunit certains des noms les plus marquants de la scène actuelle :
- VES.TA, avec ses compositions puissantes et politiques
- Seth, dont les personnages enfantins ouvrent des portails oniriques
- Chanoir, avec ses créatures bondissantes et acidulées
- Et Monsieur Chat, dont le sourire jaune s’affiche à nouveau sur les murs parisiens
Et ce n’est qu’un aperçu : le lieu rassemble plus de 500 artistes et galeries partenaires, avec même des œuvres de JR ou Banksy.
Un succès immédiat… et une courte pause
Ouvert à Paris La Défense depuis le 7 juin, le musée immersif a déjà accueilli 15 000 visiteurs en moins de deux mois, suscité plus de 150 retombées presse en France et à l’international, et conquis par son audace.
Face à cet engouement, les portes ferment le 10 août… pour mieux rouvrir le 23 août avec une programmation enrichie :
- Davantage de jours d’ouverture
- Horaires élargis
- Nouvelles œuvres
- Rendez-vous inédits et événements autour du street food, de battles, de stand-up et de DJ sets signés par des pointures internationales.
Infos pratiques
Musée immersif des arts urbains – Zoo Art Show Paris
Immeuble réhabilité, quartier La Défense
Métro : La Défense Grande Arche
Jusqu’au 10 août 2025 puis à partir du 23 août 2025
Infos & billetterie : zooartshow.com


