INTERVIEW D’ALBERT FALLEN

Albert Fallen est un jeune groupe parisien qui a récemment dévoilé son EP « Impressions » et dont l’atmosphère électro est portée par une mélodie planante où s’entremêlent nappes de synthés, beats éléctroniques et riffs de guitare qui semblent être l’aboutissement d’expérimentations et d’influences multiples. Rencontre avec Arthur et Rachid, à l’origine de ce projet.

Qui est ce mystérieux Albert Fallen ?

En réalité, on cherchait à trouver un nom de groupe plutôt impersonnel qui ne définisse pas clairement notre musique. Le prénom d’Albert est alors apparu par hasard grâce à un outil de logiciel sur lequel on travaillait, Fallen est arrivé juste derrière par accident. On s’est dit que c’était parfait, aujourd’hui on adore ce nom !

Comment définiriez vous votre identité musicale ?

Expérimentale, minimaliste et instinctive.

Votre collaboration est née en 2011 ? Sous quelles influences ?

On faisait déjà de la musique chacun de notre côté depuis quelques années sur des projets différents et lorsqu’on s’est rencontré à la fac, on a tout de suite partagé la même vision de la musique et de la direction qu’on voulait prendre… c’est ainsi que nous avons commencé à composer ensemble.

Concernant nos influences : comme beaucoup de gens de notre génération, nos attirances sont nombreuses et les sources variées mais chacun va piocher dans ce qu’il a aimé que ce soit du rock, du hip-hop ou de l’électro. Ce mélange nourrit nos morceaux et construit notre identité musicale au fil du temps.

Nos toutes premières compositions se trouvaient en libre écoute sur Soundcloud. Les retours étant positifs, ça nous a donné confiance pour continuer et les jouer en live. Deux ou trois ans plus tard, un ami avec qui on partageait l’engouement de cette nouvelle vague de DJ électros (notamment le label berlinois Ostgut Ton) a créé son propre label et nous a proposé d’enregistrer quelques titres.  De là est né notre premier EP collaboratif comprenant plusieurs remix. L’EP « Impression » est donc le premier projet musical 100% Albert Fallen.

Pour le moment, on a fait une vingtaine de dates à Paris et une au Luxembourg. Il est certain que les meilleurs instants pour nous sont les phases de création, lorsque l’on compose tous les deux. C’est hyper excitant et le live représente l’aboutissement de ce travail. Le partager avec les gens est très gratifiant.

Lors du processus de création, quel était le point de départ ?

On a beaucoup suivi l’émergence de la deep house, on commençait donc avec un beat assez club, en essayant parfois de faire des tracks complètement dancefloor pour au final y intégrer une guitare, une voix puis des paroles. C’est vraiment cette expérimentation qui nous a permis de définir cet EP qui finalement ne comporte aucun titre entièrement dancefloor !

Nos chansons ne racontent pas d’histoires en particulier, ce sont des sentiments et des pensées qui se superposent les unes les autres sur une mélodie. On préfère les choses plus abstraites, de l’ordre du rêve ou du fantasme, d’où ce côté atmosphérique – mélancolique que l’on retrouve sur les morceaux. En réalité c’est vraiment l’instrumental qui nous guide dans notre manière de composer, ensuite le choix de chanter en anglais sur cet EP s’est imposé plutôt naturellement, ce qui n’exclut pas un futur titre en français si le projet nous séduit.

Vous arrivez à vous consacrer exclusivement à votre musique ?

C’est très cher de s’auto-produire et de se promouvoir aujourd’hui mais on a la chance d’être entouré de copains qui nous suivent et qui ont beaucoup de talent. Par exemple, les clips réalisés par des amis sont en parfaite cohérence avec notre musique : on aime ce côté très urbain, étrange et sombre à la fois.

L’essentiel pour nous, c’est d’arriver à réaliser l’idée qu’on avait en tête quand on a commencé, en restant fidèle à ce qu’on aime et d’arriver à toucher un maximum les gens.

Vos meilleurs disques?

« The Eraser » de Thom Yorke avec, sinon c’est très varié. On passe de la minimale, de la deep house au rock de Pink Floyd, Arcade Fire, New Order, il y en a tellement…

Une salle parisienne où vous aimeriez jouer?

Le Trianon ce serait vraiment cool, Le Cabaret Sauvage et le Point éphémère aussi. Dans tous les cas, on aimerait garder l’esprit et l’environnement « Club » de notre production donc un lieu plutôt intimiste et surtout accueillant. Cependant, si le Zénith nous invite, on ne pourra pas refuser !

Les derniers concerts que vous avez vu?

De La Montagne à la Maison Sage, Cheaper Sheperd à la Belleviloise et Formation un groupe pop anglais qu’on aime beaucoup.

Merci ! Dates à suivre sur leur site http://albertfallen.com/ et sur leur page facebook

albert fallen

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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