« Pourvu qu’il soit heureux », au Théâtre Antoine

"Pourvu qu'il soit heureux".
Copyright Svend Andersen

Une comédie pas si gay

Laurent Ruquier livre avec Pourvu qu’il soit heureux, une pièce essentielle sur la manière dont des parents peuvent recevoir et accepter (ou non) l’homosexualité de leur enfant. Drôle, cinglante, émouvante, mais qui aurait mérité d’être encore plus mordante, quitte à bousculer les bien-pensants.

En vacances à Concarneau, Claudine et Maxime, la bourgeoisie tranquille, découvrent dans un magazine de presse people que leur fils Camille est homosexuel et lié à un acteur connu beaucoup plus âgé que lui. C’est le choc. Mais Claudine et Maxime ne vont pas l’exprimer de la même manière. Si Claudine s’en fiche éperdument et évoque cette liaison avec bienveillance, mais avec une inquiétude de mère que cela soit dévoilé ainsi en place publique, Maxime le voit sous un tout autre jour. Pas homophobe pour deux sous, la situation est différente quand il s’agit de son fils unique. Surtout que celui-ci a choisi pour compagnon un homme qui pourrait avoir son âge… A Claudine de tenter de tempérer les ardeurs de son mari et de l’encourager de s’ouvrir à son fils.

"Pourvu qu'il soit heureux"
Copyright Svend Andersen

Tel est le point de départ de la nouvelle pièce de Laurent Ruquier, Pourvu qu’il soit heureux, qui prend un malin plaisir à désarçonner le public. Car sitôt cette première scène achevée, très drôle et aux répliques cinglantes et ciselées, la voici qui repart de zéro. Retour au point de départ, avec Claudine et Maxime, toujours à Concarneau, qui découvrent l’homosexualité de leur fils à travers la presse people et son idylle avec un acteur reconnu. Sauf que cette fois-ci, si Maxime ne semble guère s’en soucier, c’est Claudine qui s’époumone et s’inquiète.

"Pourvu qu'il soit heureux".
Copyright Svend Andersen

Dans les deux situations, un parent accepte, l’autre tempête. Un parent pleure, l’autre tempère. Et chacun d’égrainer les coutumières phrases que tout enfant gay qui fait son coming out à ses parents, entend un jour : la question de la maladie sexuellement transmissible, qui plane toujours ; celle du qu’en dira-t-on pour les voisins ou la famille ; celle de l’impossibilité d’avoir des petits-enfants, comme si l’homosexualité était une maladie qui rendait stérile. Mais dans son malheur, Camille a tout de même de la chance : seul un de ses parents (à tour de rôle), ne comprend pas ce qu’il est en train de traverser et tombe des nues, quand l’autre se montre compréhensif. Et ce qui le sauve doublement, c’est que ses parents sont issus d’un milieu cultivé et favorisé qui, même s’ils n’acceptent pas entièrement son homosexualité, ne le rejettent pas pour autant.

"Pourvu qu'il soit heureux"
Copyright Svend Andersen

A l’heure où de nombreux parents continuent de mettre leurs enfants homosexuel(le)s à la rue, où l’homophobie continue de gagner du terrain malgré certains combats gagnés (la pièce évoque la Manif pour Tous et ses dérives lors des débats sur le mariage gay), Pourvu qu’il soit heureux est une pièce qui fait du bien et parlera à de nombreux parents qui traversent la même chose que Claudine et Maxime, ainsi qu’à celles et ceux qui n’y sont pas (encore) confrontés et qui pourront alors trouver les mots justes.

"Pourvu qu'il soit heureux".
Copyright Svend Andersen

Forcément, avec un tel point de départ, aussi fort et pertinent, servi par deux comédiens excellents et au diapason (Francis Huster et Fanny Cottençon, complices et crédibles dans l’une ou l’autre situation), on attend avec impatience la confrontation de leurs idéaux déstabilisés avec leur fils Camille (Louis Le Barazer, qui semble intimidé par les deux monstres sacrés du théâtre en face de lui et qui ne le serait pas ?), bien décidé à vivre sereinement et au grand jour, son histoire d’amour. La pièce bascule alors peu à peu dans le drame et l’émotion, mais en laissant derrière elle bien des questions, bien des résolutions qui ne viendront pas, comme si, finalement, Laurent Ruquier ne voulait froisser personne. Seule une de deux situations du début trouve sa conclusion. Un goût de trop peu qui ternit légèrement une pièce au trop plein salvateur de la première partie. Une pièce essentielle, cependant, à notre époque encore trop peu tolérante…

"Pourvu qu'il soit heureux".

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Pourvu qu’il soit heureux, au Théâtre Antoine, jusqu’au 30 novembre. Du mardi au samedi à 21h, le samedi à 16h également et le dimanche à 16h.

Publié par

Journaliste de formation et amoureux de Paris, J’ai écrit pour différentes publications à gros tirage (Questions de femmes, Le Républicain Lorrain, Carrefour savoirs, Aux petits oignons…) et pour des sites culturels (Evene.fr, Grand-Ecart.fr…). Pour Fille de Paname, je rédige articles et interviews essentiellement dirigés vers la culture. julien@filledepaname.com

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