« VERMEER ET SON FAUSSAIRE » CONFÉRENCE THÉÂTRALISÉE AU THÉÂTRE DE LA CONTRESCARPE

Le Théâtre de la Contrescarpe vous propose une conférence théâtralisée sur une formidable aventure, celle de la vie du faussaire Han Van Meegeren. Elle est racontée en dyptique par François Barluet auteur de la pièce et comédien, qui interprète un collectionneur-galeriste contemporain, face au fantôme de Meegeren incarné avec brio par Benoît Gourley, faussaire des plus attachants. Intelligente, drôle et palpitante, cette petite perle est à voir jusqu’au mercredi 10 juillet 2024.

Han van Meegeren ou l’art de sublimer la frustration. Ce nom vous est sûrement inconnu. C’est pourtant celui qui a donné et donne encore des sueurs froides aux grands collectionneurs ou experts des musées durant toute la première moitié du XXème. Si son appétence pour la peinture est freinée par son père puis par les critiques qui rabaissent ses propres œuvres, Meegeren se tourne alors vers la restauration de toiles.

A cette période, l’intérêt pour Vermeer naît peu-à-peu. Plusieurs conservateurs de musées tentent alors d’en obtenir des oeuvres. Voilà l’occasion rêvée pour Meegeren de se venger de tous ceux qui n’ont pas apprécié ses œuvres de jeunesse et qui ont généré en lui une certaine frustration.

Quittant sa Hollande natale pour la Côte d’Azur, Meegeren va donc s’appuyer pendant plusieurs années, depuis son atelier de Roquebrune, sur ses compétences de restaurateur et les enrichir. Il mettra au point diverses techniques afin de réaliser un faux parfait : reconstitution de pigment bleu en broyant du lapis lazuli , préparation de la toile en utilisant d’anciens modèle, cuisson au four pour vieillir le support.

C’est cette combinaison ingénieuse de technique ainsi que son coup de pinceau affuté qui permettra la vente d’un de ses faux Vermeer  Le Christ et la parabole de la femme adultère au général Goering qui l’achètera en échange de 200 toiles saisies dans les musées néerlandais. Meegeren permettra sans l’avoir voulu de sauver avec son faux ces 200 œuvres.

Au sortir de la Deuxième guerre mondiale, Meegeren, victime de son génie est arrêté sous le motif d’avoir vendu un Vermeer aux Nazis. Et chose incroyable, lors de son procès Meegeren doit prouver aux juges qu’il n’est en rien coupable puisque son Vermeer est un faux. Il va même jusqu’à en peindre un devant les juges pour les en convaincre. C’est finalement, la découverte de bakélite dans l’une ces toiles qui prouvera bien que les toiles datent du XXème siècle.

Alors que les experts cherchent à prouver qu’une toile est authentique, Meegeren lui dut prouver que les siennes étaient des faux . Il sera finalement condamné à une peine plus légère, n’étant plus accusé d’avoir livré un Vermeer à Goering mais pour faux et escroquerie.

Ce procès en fit l’une des personnes les plus populaires de son époque. Meegeren déclara « Mon triomphe comme faussaire, c’était mon échec comme artiste créateur ». Aujourd’hui, son nom résonne encore car il est plus que probable que certains musées possèdent de vrai / faux Meegeren.

Les comédiens régalent le public d’un humour pince-sans-rire tout au long de ce spectacle à la mise en scène intelligente. Ils restent quinze minutes à l’issue de la représentation afin de répondre à vos questions.

Vermeer et son faussaire au Théâtre de la Contrescarpe

Adresse : 5, rue Blainville 75005 Paris

Durée 1h15 : conférence d’1h suivie de 15 minutes de questions

PROLONGATIONS jusqu’au mercredi 10 juillet 2024

• Dimanches 23, 30 juin et 7 juillet à 14h30
• Lundis 1 et 8 juillet à 19h
• Mardis 2 et 9 juillet à 19h

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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