Matka, le restaurant bistronomique slave

La cuisine de l’Est à l’honneur !

C’est au coeur du quartier des halles, rue Quincampoix que nous découvrons le restaurant du chef Polonais Piotr Korzen, sobrement nommé Matka, mère en polonais. Dans la chaleur étouffante de ce soir d’été, nous pénétrons dans un décor épuré, élégant, et authentique, l’architecture de ce bistrot du début du siècle dernier a été conservée en grande partie.

C’est dans une ambiance intimiste, que nous nous mettons à table et commençons notre dégustation par l’apéritif d’un vin bien entendu polonais : Halka. On nous a annoncé une robe florale, et c’est une explosion de fleurs en bouche qui accompagnera notre dîner.

En entrée, nous nous laissons tenter par le fromage de tête  et le maquereau gravelax, une dégustation terre – mer, avec ceci de commun :  une véritable fraîcheur, amenée par les associations originales du chef, comme par exemple le lit de ketchup de fraise sur lequel repose le maquereau. Soulignons également la finesse du dressage des plats, car même si l’on mange avec la bouche, on salive d’abord par le regard, et ici, on nous offre de véritables tableaux de couleurs vives.

Nous poursuivons notre festin avec les Pierogis russes et le Leczo avec lesquels on retrouve encore cette audace de revisiter des plats traditionnels tout en gardant le sel de ce qui fait la cuisine polonaise : sa générosité. Les raviolis sont bombés à souhait, et recouvre un mélange simple de pomme de terre – oignons et fromage de vache, équilibré avec finesse, une sorte de madeleine de Proust qui nous propulse directement dans la cuisine de nos grands mère, simple et gourmande. 

L’association dans le Leczo avec la fraîcheur du côté sucré du poivron au croustillant du chorizo donne une délicieuse explosion de saveurs en bouche.

Pour poursuivre notre repas, nous finissons par un dessert typiquement polonais : Le chalwa, un gâteau de halva (graines de tournesol torréfiées) associé ici à un rafraîchissant sorbet de fraise. Tout se complète parfaitement, on retrouve encore cette générosité et densité contrebalancé avec intelligence par la légèreté du sorbet. C’est une gourmandise, une sorte de bonbon, qu’il est difficile d’arrêter de manger.

Et enfin pour clôturer en beauté notre aventure gustative polonaise comme il se doit, nous prenons un shot de vodka (polonaise bien sur), un nectar chaud , intense, et frais à la fois, peut être une définition de l’essence de ce repas, de cette cuisine. Attention tout de même, âmes sensibles s’abstenir !

Bon appétit !

(Partenariat=> Nous avons été invitées mais ça ne change rien, nous avons apprécié puisque nous faisons l’article à la suite :)

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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