« SI J’ÉTAIS JOSÉPHINE BAKER » À LA FOLIE THÉÂTRE

Préparez-vous à la rencontre avec Joséphine Baker dès le 6 décembre !

La danseuse et comédienne Alicia Bigot nous propose avec la compagnie Sena un seule-en-scène joué, chanté et dansé. Cette belle fresque est consacrée à la mythique Joséphine Baker, sixième femme à être entrée au Panthéon le 30 novembre 2021. Après son succès estival au Théâtre du Funambule, vous pourrez la retrouver à la Folie Théâtre pour pailleter votre hiver à partir du 6 décembre prochain.

Crédit Jérôme Hutin

Une rencontre La pièce s’ouvre en silence, peut-être celle de la rencontre intime entre l’autrice et interprète Alicia Bigot et la vedette universellement reconnue. La danse est à la genèse de leur rencontre. Nous laisserons la comédienne vous la compter sur scène. L’amour de l’artiste contemporaine pour l’icône des Années Folles est palpable tout au long de la pièce. Originaire de l’Amérique puritaine, Joséphine exprime sa crainte de se produire dénudée dans la Revue Nègre devant un public européen qui utilise l’excuse de l’exotisme pour s’offrir des spectacles où la danseuse est parfois ravalée au niveau d’une bête de foire. Mais elle saura se jouer des obstacles et garder la petite flamme qui l’animera quand elle fera de la Résistance et qu’elle se battra pour les droits civiques des Afro-américains.

Une mise en scène intelligente Assistée de Camille Tavitian pour sa conception, Alicia Bigot utilise pleinement la scène. Elle nous fait parcourir la vie de Joséphine Baker de ses débuts au Théâtre des Champs-Elysées à la fin de sa vie, en passant par sa consécration aux Folies-Bergère. La comédienne a étudié la gestuelle de la danseuse, sans oublier ses grimaces.

« Je n’ai pas la prétention d’être jolie. J’ai les genoux pointus et les seins comme une garçon de dix-sept ans. Mais si mon visage est maigre et laid, si les dents me sortent de la bouche, mes yeux sont beaux et mon corps intelligent ». (entretien pour Marseille-Matin, le 21 novembre 1931).

Les musiques et chansons recréent les Années Folles, notamment avec Mes deux amours, succès de 1931. Alicia Bigot rend hommage au septième art, qui a alors une vingtaine d’années derrière un voile mystérieux.

Crédit Jérôme Hutin

Une scénographie esthétique Claire Thevenin a collaboré avec la comédienne pour une scénographie où les costumes de scène et de vie ont la part belle pour la plus grande joie du public. Tassadit Chelli et Alicia Bigot en sont à l’origine. Salopette, robe à paillette, pardessus ou la mythique ceinture de banane à laquelle nous sommes peut-être trop habitué.e.s quittent un à un leurs portants. Ils sont portés tantôt par Joséphine, tantôt par un personnage lui faisant face et auquel elle donne vie sur scène ou dans l’intimité.

Les lumières magiques de Stéphane Vélard et Miguel Cicéron subliment le spectacle. Nous retenons la scène émouvante où Joséphine évoque son expulsion du Château des Milandes où elle éduquait ses douze enfants originaires du monde entier, adoptés dans l’amour et la tolérance.

Si j’étais Joséphine Baker à la Folie Théâtre 6, rue de la Folie-Méricourt 75006 Paris

Du 6 décembre 2024 au 1 mars 2025 
Les Vendredis et samedis à 21h 

(Partenariat=> Nous avons été invitées mais ça ne change rien, nous avons apprécié puisque nous faisons l’article à la suite :)

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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