« L’HEURE DES ASSASSINS » À LA COMEDIE DE PARIS

Voici le gage d’une excellente soirée : après Le Cercle de Whitechapel Les Voyageurs du Crime, voici L’heure des Assassins, récidive délicieuse de Julien Lefebvre. Forte du succès attendu de la première au Théâtre du Lucernaire, le spectacle, interprété par six comédiens de la Compagnie du Renard Argenté a déjà entamé sa deuxième saison à la Comédie de Paris. Sa salle intimiste de vous permettra de profiter au plus près de ce bijou.

Crédits Stéphane Audran

Vous voici projetés dans le salon d’un théâtre londonien au début du XXème siècle. Sa scène s’apprête à accueillir le comédien Philip Somerset, pour son grand retour en Angleterre. Pourtant, vous ne le croiserez de la soirée, mais plutôt une galerie de personnages hauts en couleurs dont il s’agit de démêler les discours et les expressions, à la recherche de l’auteur du crime.

« La meilleure cachette est en pleine lumière. »

Un hommage authentique au théâtre britannique

Le texte magnifique de Julien Lefebvre est ciselé et enlevé. S’il est en français, il rend hommage aussi bien dans le fond que dans la forme au meilleur du théâtre britannique. Le jeu fin et naturel des comédiens se marie à merveille avec les mots d’esprit de l’auteur.

Crédits Stéphane Audran

Une mise en scène soignée

Elie Rapp et Ludovic Laroche ont conjugué leurs talents dans une mise en scène qui occupe judicieusement la scène. Le salon chaleureux, aux tapisseries rouges et mobilier brun possède une vue mythique. Avec Big Ben en ligne de mire, la vidéo permet de faire varier le ciel et le temps, en même temps que les lumières extérieures.

Quatre comédiens présents dans les deux premiers volets de la trilogie

Nous retrouvons le nerveux Bram Stocker (Jérôme Paquatte), le pince-sans-rire Sir Arthur Conan Doyle (Ludovic Laroche) et l’inquiet George Bernard Shaw (Nicolas Saint-Georges), accompagnés de Pierre-Arnaud Juin. Ce dernier incarne le flegmatique Hartford, bras droit de Somerset.

Les clins d’œil à l’époque en rassemblant ces trois personnalités sont habiles. Tout comme l’allusion à un monde sur le point de changer de manière irréversible, avec l’essor naissant du pétrole. Le dramaturge irlandais Shaw est salué par un clin d’œil à My Fair Lady, comédie musicale inspirée de son Pygmalion.

Crédits Stéphane Audran

Deux comédiennes en miroir

Entre vocalises et chagrin délirant, l’énergique Stéphanie Bassibey est Katherine Somerset, sœur de l’assassiné. Nous l’avions découverte avec bonheur dans les Voyageurs du Crime.

Mais qui est réellement Miss Lime, l’assistante du défunt, jouée par Ninon Lavalou ? Sa discrétion contraste avec la présence et les questionnements de celle qui la voit comme sa rivale.

L’heure des Assassins à la Comédie de Paris – 42 rue Pierre Fontaine – 75009 Paris – Réservations au 01 42 81 00 11

Consulter le site internet du Théâtre pour les horaires et jours, qui varient selon les mois.

(Partenariat=> Nous avons été invitées mais ça ne change rien, nous avons apprécié puisque nous faisons l’article à la suite :)

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Amoureuse de Paris, j'aime partager mes découvertes culturelles, gastronomiques... Je vous dis ce qui m'a plu pour vous donner envie de sortir dans cette si jolie ville qu'est Paris où l'on a la chance d'avoir tant à faire, à voir, à goûter et à tester... Également désormais : des interviews !

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