RETOUR SUR LE TRÈS COURT INTERNATIONAL FILM FESTIVAL

REDONNER LA PAROLE AUX FEMMES : UN DES COMBATS DU TRÈS COURT INTERNATIONAL FILM FESTIVAL !

Si l’on connaît le long et le court-métrage, la durée de ce dernier varie selon les pays de 20 minutes à 60 minutes. Le très court-métrage en revanche ne doit pas excéder 4 minutes. Un format qui permet d’être percutant en ciblant l’essentiel. Telles des petites graines à détonateur, ce sont des messages forts qui touchent le public dans ses émotions, son histoire ou sa pensée.

Viscéral d’ Alexandra Mignien

Voici déjà 24 ans que ce format possède son Festival. Le Très Court International Film Festival dure dix jours et rayonne dans 60 villes à travers la France et 19 autres pays.

https://trescourt.com/fr/presentation

Paroles de femmes est une compétition dont la remise de prix a eu lieu mercredi 8 juin à Paris, en présence de la Coordinatrice générale du Festival Anne-Sophie Jacques et des deux présidentes du jury de la compétition, Valérie Urrea et Nathalie Masduraud. Après une année où les droits des femmes à l’enseignement et à leur indépendance sous toutes ses formes a fortement été remise en cause dans différents endroits de la planète, Paris a eu l’honneur d’accueillir la compétition et ses pas moins de 24 très court-métrages, présentés devant un public concerné et touché par ces tranches de vie mises en scène de manière forte que ce soit pour dénoncer la violence subie de la part d’autres personnes ou des injonctions de la société.

La mention spéciale du jury a été décernée à Women walking hors norme et tout en poésie, autour de l’affirmation de la femme qui passe par l’amour de son propre corps par lequel elle est au monde. Le Prix des droits des femmes a quant à lui récompensé You Look Fine (Ça a l’air d’aller) de la talentueuse Katie Byford, qui brise le silence minimisant, subi parfois par des patientes qui consultent à la suite d’une agression sexuelle. L’enjeu humain dépasse alors de beaucoup le simple traitement médical et demande une prise en charge globale, voire juridique.

Un autre pour papa dénonce « le point du mari »

Je mentionnerai aussi les citations d’hommes et de femmes politiques, ayant donné matière à Calme-toi, chérie ! de Matthias Fortune Droulers. Par ailleurs, quelques très courts utilisent avec talent la technique du film d’animation. Un autre pour papa dénonce le point du mari pratiqué trop souvent en Hongrie. L’Espagne est bien présente avec deux très courts autour des questions du cancer, notamment Kellys. Enfin, les italiens ne sont pas en reste avec une dénonciation alla grande des différentes injonctions dans le monde du mannequinat et du spectacle dans Niente di glamour de Giovanni Conte.

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