Adrien Biry-Vicente est un véritable touche-à-tout : musicien, auteur et comédien, on peut le retrouver sur la scène du théâtre de l’Essaïon avec le spectacle Hepta, le grand voyage du petit homme, un conte musical bouleversant. Entre deux représentations, il a bien voulu nous faire part de certains de ses coups de cœur.
Un album de musique ?
Le best of de David Bowie de 2002.Il m’a accompagné autant pendant mes footings que quand je parcourais le chemin de Saint-Jacques. Ces musiques ont le pouvoir de me donner de l’énergie à certains moments et à aider mon esprit à s’envoler à d’autres.
Une chanson ?
Le monde s’est dédoublé, de Clara Ysé. Le solo de violoncelle me met en transe et quand je l’écoute, j’ai l’impression que les notes s’accrochent aux arbres et qu’elles s’illuminent comme des guirlandes lumineuses.
Un clip ?
Turn Down for What, de DJ Snake et Lil Jon. J’aime ce rapport musique/images qui réussit à transcender la violence intérieure pour en faire un joyeux défouloir.
Un film ?
Moi, Toi et tous les autres, de Miranda July. C’est un bonbon, un sourire cinématographie. C’est un peu le monde dans lequel je vis quand je ferme les yeux.
Une série ?
Dirk Gently, détective holistique. Ça m’a fait du bien de voir une série où la raison est mise en pause et où on laisse un peu l’univers s’exprimer.
Un documentaire ?
La sagesse de la pieuvre. Ça remet les choses en perspectives et c’est pas mal d’oublier cinq minutes que l’Homme serait tout puissant. En tout cas, il n’a pas le monopole de la beauté !
Un roman ?
La nuit des temps, de Barjavel ou comment décrire avec précision ce que personne n’a jamais pu voir de ses yeux. Il était fort le monsieur !
Une bande dessinée
Mafalda, de Quino.Ok, faudrait que je me mette à la page. J’ai une petite lacune en BD, mais mon côté espagnol et féru de justice me ramène toujours à cette petite fille à frange.
Une exposition ?
Celle sur Vivian Maier au musée du Luxembourg. Cette photographe immortalisait la « vraie vie », l’organique. Elle était nounou et ne vivait pas de ses photos, ce qui rend son art plus pur encore.
Une photographie ?
Le nageur sous l’eau, d’André Kertész. Cette photo m’apaise. Lors du confinement, elle m’a inspiré une chanson. Qui est cet homme ? Que peut-il bien imaginer sous l’eau ? Cette photo vient titiller l’imaginaire de ce qu’est l’autre.
Un spectacle ?
La comédie musicale Cabaret, parce que j’ai eu la chance de la jouer et que je la trouve malheureusement toujours trop actuelle. Comment l’art peut et doit s’exprimer dans les moments troubles et comment il est un endroit sublime de rébellion. J’ai écrit une chanson évoquant justement la place de l’art à un moment où il a été placé au rang de non essentiel, il y a peu.
Une recette de cuisine
La paëlla de ma maman, évidemment !
Une activité sportive ?
Nager. Le silence, la sensation de liberté absolue.
Une citation ?
Je dirais bien « On ne voit bien qu’avec le cœur » mais j’aime bien aussi « Pierre qui roule n’amasse pas mousse » parce qu’elle sonne bien en bouche.
Une maxime dans la vie ?
Ose, ris, chante, danse et fous-toi la paix !
Votre actualité ?
J’ai la grande chance de pouvoir jouer mon seul en scène, Hepta le grand voyage du Petit Homme, un conte musical tout public du 4 mai au 16 juin au théâtre Essaïon à Paris. Ma première nouvelle littéraire L’Ampoule sera publiée courant 2024 aux éditions Fabulla. Et je viens de finir l’écriture de ma nouvelle pièce L’Arche de Noé (bis), une fable écologique et humaniste où la comédie se mêle au destin tragique de l’humanité. Le tout parsemé de chansons.
Merci Adrien !






